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Ce petit dictionnaire n'a aucune prétention, sinon la modestie. A vous de nous aider à le parfaire en apportant d'autres pierres à cet édifice en construction permanente.



AGNOSTICISME

Position philosophique qui affirme l’impossibilité de connaître les réalités métaphysiques. Elle juge vaine et inutile tout spéculation abstraite sur le sujet visant à imposer un système ou un quelconque ordre déterminée. Si le croyant part de la notion de Dieu, l’agnostique part de lui-même. Conception qui se rapproche du scepticisme antique. Il semblerait que ce mot fut utilisé la première fois par T.H. Huxley (1869).

Roland BOSDEVEIX

 

AGNOSTIQUE (L’)

L'agnostique (du grec "agnostos" qui peut avoir un sens positif ou négatif : "inconnu" ou "qui ne connaît pas", ici c'est le sens positif) est un homme qui refuse de se prononcer sur l'existence ou la non-existence de Dieu et du surnaturel ; il est donc assez proche du sceptique. Cependant, l'agnostique ne nie pas le surnaturel, il se contente de retenir son  jugement. C'est souvent une position  hypocrite, qui reconnaît que l'ordre établi est mal établi, mais ne veut pas l'attaquer, tant il est vrai que la philosophie n'est pas quelque chose d'abstrait, comme on le croit généralement, mais est toujours liée aux questions les plus concrètes, notamment à la politique. Au reste, le scepticisme est une position légitime, et même très saine à ses débuts, mais si on le pousse jusqu'au bout, on finit par dire que non seulement la vérité n'est pas atteignable, mais qu'elle n'existe pas, et de cette façon on met en doute la vérité de la science, ce qui n'est pas acceptable pour un libre penseur.

Antoine THIVEL

ANTICLERICALISME

Le terme clérical désignait ce qui avait rapport au clergé, ce qui était propre aux clercs. C’est dans le courant des années 1850 qu’apparaissent, dans le langage politique, l’épithète anticlérical et le substantif anticléricalisme. Ces termes bien qu’ils contiennent le préfixe anti-, recèlent une idée positive de tolérance et d’indépendance de la société civile ; ils soulignent dans le langage des libres penseurs, des rationalistes et des partisans de la séparation de l’église et de l’Etat que la loi civile doit pouvoir s’appliquer à tous, croyants et incroyants. A ce titre, les termes anticlérical et anticléricalisme désignent une vive opposition aux catholiques ultramontains, aux interventions des évêques dans la vie quotidienne et aux prétentions de souveraineté temporelle du pape (infaillibilité pontificale, Syllabus, etc.). L’anticléricalisme ne peut donc être confondu avec l’athéisme ou l’antichristianisme. Anticlérical n’est pas davantage synonyme de non religieux (l’anticlérical peut être déiste). L’anticléricalisme vise essentiellement à limiter l’influence de l’église dans l’organisation de la société civile.

Pol DEFOSSE

ATHEISME

Etymologiquement l’athée est l’homme sans dieu ; l’athéisme est la doctrine qui nie l’existence de dieu ; elle va de la simple ignorance de dieu jusqu’au refus de dieu.

Georges ORY

 

Mais ne pas croire en dieu n’est pas une attitude négative. Cette position philosophique fonde une morale et une éthique basées sur l’homme et la nature.

Michel BOTTOLLIER

 

Rescapé de siècles, voire de millénaires d'ignorance forcené entretenu par théologiens vénaux et charlatans véreux, l'athée s'accepte mortel et n'éprouve nul besoin de s'inventer, pour se rassurer, un ou plusieurs dieux et une vie après la mort. En toute sérénité. Prêcheurs de balivernes, passez votre chemin.

Narcisse PRAZ (in Le Dictionnaire insolent)

 

BLASPHEME

Sommes-nous habilités à parler du blasphème ? Non. Mais Pie XI oui, car en 1930, en préface à l’Index des livres prohibés, il écrira : “La valeur littéraire et scientifique, à supposer qu’elle soit réelle, ne saurait aucunement légitimer la diffusion d’un livre contraire à la religion ou aux bonnes mœurs”.

R. B.

CROYANCE

Sens très vague, de portée plus psychologique que logique, qui va de l’opinion la plus indécise à l’assentiment le plus résolu. Kant la définit comme un assentiment total, excluant le doute, mais de caractère subjectif, ne reposant pas sur des caractères objectifs rationnellement communicables.

Ernest KAHANE

DOUTE

Suspension du jugement. Il y a un abîme entre le doute cartésien, artifice pour atteindre par la raison pure et pour colorer de certitude les “vérités” métaphysiques, et le doute scientifique, élément essentiel de la méthode expérimentale. Ce dernier consiste à “se faire l’ennemi de soi-même” et à rechercher âprement tous les arguments contraires, soit à l’idée préconçue, soit à l’interprétation des faits expérimentaux, en vue de les soumettre au contrôle de l’expérience.

E. K.

HUMANISME

L’humaniste, dans sa conception la plus haute, consiste, ainsi que son nom l’indique, dans la recherche de tout ce qui est “humain”, de tout ce qui relève l’homme à ses yeux, le montre non seulement dans la pratique d’un “beau langage” – dicendi peritus – mais aussi dans l’exercice de toute bonté : noble, généreux, magnanime.

Elisée RECLUS

INTEGRISME

Le dictionnaire Le Robert, le définit comme une “doctrine qui tend à maintenir la totalité d’un système” . C’est donc le cas de toutes les trois religions monothéistes. Trop souvent et par excès, on amalgame cette notion au fondamentalisme ou au traditionnalisme qui ne sont que les formes exacerbées de la doctrine religieuse.

R. B.

LAICITE

Séparation de la sphère privée de la sphère publique.

La laïcité n’est pas qu’un concept. Elle est un engagement. Elle permet à chaque individualité culturelle de s’exprimer et d’être reconnue. En quelque sorte la laïcité est une philosophie de l’espérance en l’Homme qui quelque soit son origine est revêtu d’une tunique de dignité que nul n’a le droit de déchirer. Reconnaissons – le , sans esprit partisan ni critique, le monothéisme occidental a donné naissance à l’intolérance.

Dans les cités antiques où chacun pouvait adorer le ou les dieux de son choix, le citoyen respectait toutes les autres divinités. Ce paganisme par nature était ouvert et compréhensible. Or, lorsque pour des raisons politiques le dieu unique fut imposé par l’empereur, la liberté de conscience a disparue. Le credo de Rome a donc contraint les esprits. Malheur à ceux qui ne partageaient point la même foi… Les tortures, les bûchers sanctionnèrent les hommes qui refusaient le nouveau rite. La raison fut ainsi embastillée durant de longs siècles.

Cependant, les premiers frémissements contre ce nouveau césarisme religieux, le dieu unique se situant en Bohème avec le prêtre Jean Huss qui osa mettre en doute quelques certitudes rapportées dans les livres saints. Jean Huss paya de sa vie son indépendance.

Lorsque la Réforme luthérienne fit subir au dogme de rudes assauts. Puis Voltaire et les Lumières, notamment Diderot, devaient mettre en relief la nécessité et la noblesse du doute et de l’esprit critique.

Il est clair que la laïcité est la fille aînée de la Raison. Lorsque celle-ci recule les dogmes et les sectes progressent et retardent tous les progrès sociaux, moraux, scientifiques, etc. Aujourd’hui la laïcité reste menacée. Ne baissons pas la garde afin que nos cerveaux ne soient pas mis en uniforme.

En un mot, les laïques seront toujours les avocats de Socrate.

Henri CAILLAVET

 

LIBRE ARBITRE (en préparation)

M. B.

 

LIBRE PENSEE

La Libre Pensée a été le plus grand facteur de ­rapprochement entre les peuples.

On a pu dire, avec raison, que la Libre Pensée avait été le berceau de la démocratie et du socialisme. On peut ajouter qu'elle a été également le berceau du Pacifisme. Ce sont les libres penseurs qui, les premiers, se sont dressés contre l'esclavage. C'est la France, grâce à l'action opiniâtre de la Révolution d'abord et du libre penseur Victor SCHOELCHER ensuite, qui fut la première à supprimer l'esclavage des Noirs dans toutes les colonies françaises. De même, c'est la libre Pensée qui, la première, rompit des lances pour le féminisme, c'est-à-dire, pour l'égalité des sexes.

Tout au long du XIXe siècle, on voit les libres penseurs, les anticléricaux, les athées, se lancer dans l'action contre la guerre, contre le césarisme. Les premiers congrès pour la paix ont été organisés par des libres penseurs, à la fin du Second Empire, à la même époque et par les mêmes hommes qui organisèrent les premiers congrès rationalistes et anticléricalistes.

Quelques repères historiques.

Il y a toujours eu des libres penseurs, des esprits émancipés, des "briseurs" d'images. Epiame, Lucrèce, en furent, dans l'Antiquité, de remarquables exemples. On en trouve même dans les époques les plus sombres du Moyen-Age. Les Vanini, Giordano Bruno, Jean Huss, Dolet, etc., pourchassés, emprisonnés, réduits au silence, devaient très souvent s'expatrier. Par la force des choses, ils furent amenés à correspondre avec des penseurs, des savants de différents pays qui poursuivaient, de leur côté, la même oeuvre d'émancipation des consciences.

Au XIXe siècle, les libres penseurs ne sont plus obligés, en règle générale, de se cacher, d'agir clandestinement pour échapper à leurs tourmenteurs. Ils vont former des groupements, afin d'unir leurs efforts pour une efficacité plus grande.

Au moment précis où les anticléricaux révolutionnaires de France s'attaquaient aux privilèges du clergé (ce qui incitait la Papauté à organiser, contre notre pays, la croisade de toutes les têtes couronnées d'Europe), des mouvements rationalistes apparaissaient en Angleterre et aux États-Unis - l'ambiance du protestantisme étant, dans l'ensemble, moins hostile et moins réactionnaire que celle du catholicisme romain. Dès 1792, Thomas Paine, contemporain de nos Voltaire, Diderot, Holbach et autres courageux écrivains, dont la pensée féconde prépara l'immortelle explosion de la Révolution française, publia son livre "L'âge de la Raison". En 1831, le premier journal libre penseur paraissait à Boston. Il s'appelait " L'lnvestigator ", mais son existence fut de courte durée, en raison des poursuites dont il fut l'objet de la part des puritains. Mais, depuis 1873, les libres penseurs des États-Unis publiaient le "Truth Seeker ", qui est donc l'organe rationaliste le plus ancien du monde entier et qui en fut, pendant longtemps, le plus important.

Aux U.S.A., comme, en Angleterre et dans les pays du Commonwealth, la Libre Pensée se recrutait plutôt dans les éléments cultivés ou semi-cultivés. Les milieux ouvriers ne semblaient guère touchés par sa propagande. On sait qu'il n'en a pas été de même en Belgique, en Italie, en France. C'est surtout en France que cette action prendra le caractère social le plus accentué.

Dès 1835, on note les plus anciens de ces groupes européens, mais leur existence fut éphémère. Quant aux Carbonaris et aux Blanquistes, très actifs dans les pays latins, leur action fut de nature plutôt politique, mais cependant presque toujours nettement anticléricale. En 1847, un cercle de Libre Pensée était fondé à New-York, sous le titre "La Convention des Infidèles". En France, après le coup d'État de 1851 qui amena la chute de la deuxième République et le rétablissement de l'Empire, la plupart des militants libres penseurs durent s'expatrier. Certains se réfugièrent en Suisse ou en Angleterre, mais le plus grand nombre émigra en Belgique. Ils participèrent à la fondation des premières sociétés de Libre Pensée belge. Les plus anciennes (elles existent encore), sont “ L'Affranchissement ” et “ Les Solidaires ”, de Bruxelles, respectivement fondées en 1854 et 1857. Celle d'Anvers est également très ancienne.

Les proscrits français avaient d'excellents motifs pour être ardents ennemis du cléricalisme. L'attitude du Haut Clergé avait été ignoble dans la période qui suivit le 2 décembre. Pour s’en convaincre, il nous suffira de rappeler quelques-unes des apostrophes les plus cinglantes de Victor Hugo dans "Les Châtiments", "L'histoire d'un crime", “ Napoléon le Petit ”. Il fallut attendre la chute de l'Empire et la proclamation de la IIIe République pour que la Libre Pensée puisse agir au grand jour. Mais il ne faudrait pas en déduire qu'elle était demeurée inactive durant les dix-huit longues années du règne de "Badinguet". Notons pourtant que les libres penseurs de France, et particulièrement les proscrits du 2 décembre, ont joué un rôle de premier plan, d'abord dans la création de l'Association internationale des Travailleurs, plus connue sous le nom de "Première Internationale", et, ensuite, dans la fondation de la Fédération Internationale de la Libre Pensée. Nombre de militants ont, du reste, collaboré à ces deux illustres associations car, à l'époque, on ne séparait pas la Libre Pensée du Socialisme et de la Démocratie.

Une libre pensée qui s’organise.

C'est en 1880 que fut fondée "L'Internationale de la Libre Pensée" qui tint à Bruxelles son premier congrès. Mais les libres penseurs de France et des autres pays avaient déjà eu l'occasion de se rencontrer à la fin de l'Empire, à Genève, en particulier, où ils avaient assisté au Congrès de la Libre Pensée et au Congrès de la Paix, car ces deux combats n'étaient pas non plus séparés alors, comme ils le sont aujourd'hui. (Cette séparation n'est pas imputable à la Libre Pensée, bien au contraire). Des hommes aussi célèbres que Victor Hugo, Louis Blanc, Clémenceau, Ledru-Rollin avaient assisté à ces deux congrès et collaboré à leurs travaux. D'autres Français s'étaient également rendus en Italie lors du Concile du Vatican, en 1870. En face du Concile de Rome, ils avaient tenu à Naples, un anti-concile international, au cours duquel on avait développé les principes de la Libre Pensée et du rationalisme et ardemment critiqué la malfaisante politique de la Papauté.

Parmi les fondateurs de l'Internationale libre penseuse, on relève les noms de Louis BUCHNER, le grand savant matérialiste allemand (auteur du célèbre "FORCE et MATIERE") ; de Wilhelm LIEBKNECHT, le seul député allemand qui eut le courage, avec Bebel, de protester au Reichstag en 1871, contre l'annexion de l'Alsace et de la Lorraine; du grand sociologue Herbert SPENCER; de Charles BRADLAUGH, le premier député anglais qui osa refuser de prêter serment sur la Bible et qui fut expulsé de la Chambre des Communes; de César De PAEPE, un des fondateurs du Parti Ouvrier belge ; de Charles RENOUVIER, illustre philosophe français ; de Clémence ROYER, une des femmes les plus savantes qui ait existé ; des physiologistes VOGT (Suisse) et MOLESCHOTT (Italie) ; des vaillants belges : Eugène HINS et Désiré BRISMEE qui avaient également fait partie de la Première Internationale des Travailleurs, fondée à Londres en 1867 dirigée par Karl MARX, TOLAIN et toute la phalange courageuse des précurseurs de la démocratie et des éducateurs des classes prolétariennes.

En dépit de tous les obstacles et des persécutions, la Libre Pensée n'a pas cessé de travailler, d'affirmer son idéal, d'appeler les hommes à la tolérance, à la fraternité, de combattre les dogmes et les tyrannies qui maintiennent les peuples dans le fanatisme, l'ignorance, la servitude, l'exploitation.

De nombreux congrès internationaux furent organisés : à Londres en 1882, en 1887, en 1938 ; à Anvers en 1885 et en 1927 ; à Paris en 1889, en 1905, en 1925, en 1957 ; à Madrid, en 1892 et à Barcelone en 1934 (la République espagnole vivait encore) ; à Berlin en 1931, à la veille de l'avènement de Hitler ; à Prague en 1936 où fut réalisée l'unité de toutes les tendances libres penseuses. D'autres congrès se tinrent à Genève, à Bruxelles, à Buenos-Aires, à Munich, à Lisbonne, à Luxembourg. L'un des plus remarquables fut celui de Rome, en 1904. Son succès fut éclatant, par le nombre et la valeur des personnalités qui participèrent à ses travaux. Le congrès de Rome marque une date mémorable dans l'histoire de la Libre Pensée mondiale. Le congrès de Bruxelles en 1910 coïncida avec l'inauguration du monument élevé à la mémoire de Francisco FERRER, fusillé à Barcelone en 1909. Les généraux allemands firent enlever ce monument en 1914. Au congrès de Barcelone (1934), on inaugura un autre monument à FERRER ; Franco le fit détruire après la guerre civile. Lors du congrès de Paris, en 1905, on inaugura, à Montmartre, la statue du Chevalier DE LA BARRE qui fut déplacée, puis mutilée et enlevée après la guerre, en 1920.

Un congrès devait se tenir à Rome en 1925, au lendemain de la première guerre mondiale, mais l'avènement du régime mussolinien et les terribles persécutions dont furent alors victimes les libérateurs italiens ne permirent pas la réalisation de ce projet. D'ailleurs, les républicains commençaient à négliger la lutte anticléricale. Sous la pernicieuse influence d'Aristide BRIAND, on venait de rétablir un ambassadeur auprès du Vatican et les lois sur les congrégations étaient mises en sommeil. Malgré cela, le Congrès mondial se tint à Paris en septembre 1925, dans la grande salle des Sociétés Savantes, devant de nombreux délégués venus de tous les points du globe ( il n'y avait pas eu de congrès international depuis 12 ans). Le succès de ce congrès fut cependant loin d'égaler celui de nos grands congrès internationaux d'avant 1914, entre autres de celui qui s'était tenu en 1905 au Palais du Trocadéro à Paris et auquel assistait André LORULOT.

En 1905, on avait vu, en effet, plus de 2000 congressistes et d'éminentes personnalités, des militants de valeur et des hommes politiques très connus, venus d'Italie, d'Allemagne, de Belgique, d'Angleterre, du Portugal, même d'Amérique. Citons Ferdinand BUISSON, Emile VANDREVElDE (qui fut Président du Conseil en Belgique), entouré par toute une phalange de députés belges, socialistes et libéraux, Sébastien FAURE et d'innombrables camarades des différents horizons : socialistes, libertaires, radicaux…

Revue L’idée libre n° 37, juillet 1967

MATERIALISME

Doctrine philosophique selon laquelle il n’existe que de la matière, et qui nie par conséquent l’existence d’une substance spirituelle.

Dans la mesure où il constitue un dogme, le matérialisme est contraire au rationalisme : à priori, nous ne savons pas s’il existe autre chose que de la matière, et la définition même de celle-ci s’avère beaucoup plus difficile qu’on ne le pensait au temps de Descartes. Mais le matérialisme a toujours constitué une bonne hypothèse de travail pour la science : même les savants spiritualistes font abstraction, dans leurs recherches de l’existence de l’âme ; seules les hypothèses matérialistes se sont révélées fécondes en biologie, en médecine, en psychologie.

Guy FAU

 

METAPHYSIQUE (synonyme : ONTOLOGIE)

Ecole philosophique, aux acceptions variées depuis ARISTOTE; elle peut être définie par :" l'étude de ce qui est au-delà de la nature, au-delà de ce qui est expérimentable" , par exemple l'âme, l'idée de dieu, le sens de la vie. Depuis l'antiquité tous les philosophes déistes ont été des métaphysiciens. Pour DESCARTES c'est : "ce qui est immatériel" . Pour les philosophes du Cercle de Vienne (vers 1910), héritiers de la pensée de WITTGENSTEIN, la métaphysique est issue de l'imprécision du langage et de son incapacité à décrire le réel : "on ne peut tenir des propos sensés, c'est-à-dire logiques, que sur les mathématiques et les sciences physiques". Parmi les philosophes contemporains détracteurs de ce système on peut citer : ALTHUSSER (1918-1990), SARTRE (1905-1980) (partiellement) et DERRIDA (1930-2005).

Les Libres Penseurs, pour la plupart, rejettent les conceptions métaphysiques comme étant du domaine de la théologie.

M. B.

 

PLURALISME

Si la laïcité institutionnelle est l’indépendance de l’Etat par rapport aux églises, le pluralisme est au contraire la reconnaissance effective – et donc la manifestation officielle – de plusieurs idéologies, y compris religieuses.

Denis PELLETIER

PROSELYTISME

“Caïn et Abel avaient une sœur unique qu’ils appelaient Putain et Rebelle.

Un beau jour ils s’entre-tuèrent pour elle.

« Ca commence bien, dit Adam.

  • Tu trouves ? dit Eve en souriant.

  • Enfin, tout de même, tu avoueras que c’est tragique ! dit Adam.

  • La tragédie, ce n’est pas grand chose, dit Eve. Une absence de savoir-vivre. »

Et elle se reprit à rêver.

De temps à autre le serpent, en bon petit chien bien élevé, lui apportait la pomme que parfois Eve daignait lui lancer.” (Des premiers parents…).

Jacques PREVERT

RATIONALISME

Il désigne la doctrine selon laquelle la seule voie de la connaissance est le travail de la raison sur les faits de la nature et de la société, effectué sous le contrôle de l’expérience. C’est la méthode même de la science expérimentale, mais les rationalistes n’en restreignent pas l’usage aux seules études scientifiques, et considèrent cette méthode comme universellement valable, et comme seule valable. En effet, le rationalisme comporte explicitement l’hostilité à toute métaphysique, le refus de tout inconnaissable à priori, et l’exclusion de tout autre mode allégué de connaissance, tel que la révélation, l’intuition réduite à elle seule, etc. La connaissance empirique n’est qu’un premier pas pour le rationaliste, et ne prend un caractère véritablement rationnel qu’au prix d’une élaboration par laquelle elle entre dans le système logique, intelligible et coordonné qui constitue la science.

E. K.

RELIGION

La définition “minimum” est celle-ci : croyance en des êtres spirituels, mais la croyance porte également sur des phénomènes matériels et il n’y a pas que la croyance, il y a la pratique, les rites… Si la définition de la religion est difficile, son domaine est évident ; elle concerne les relations entre les hommes et leurs dieux et, aussi, les rapports entre humains.

G. O.

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