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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 14:21

 

Le 7 mars 2013, l'Agence France-Presse a publié cette info amusante :

 

 

"Vatican: une femme-prêtre excommuniée interpellée par la police

 

Une femme-prêtre excommuniée a été interpellée jeudi par la police italienne alors qu'elle manifestait devant le Vatican pour appeler l'église catholique à accepter d'ordonner des femmes.

Munie d'une pancarte portant les mots "les femmes-prêtres sont ici!", Janice Sevre-Duszynska voulait attirer l'attention sur l'absence de voix féminines au conclave, à quelques pas de la chapelle Sixtine où les cardinaux se réuniront bientôt pour élire un successeur à Benoît XVI.

"Pendant que les cardinaux se réunissent en conclave, des femmes sont ordonnées dans le monde entier!", a affirmé la prêtresse américaine Sevre-Duszynska, vêtue d'une aube couleur ivoire et les épaules couvertes d'une étole verte brodée.

Ordonnée par une femme-prêtre, Janice Sevre-Duszynska, membre d'une association de femmes-prêtres catholiques, continue de célébrer depuis quatre ans la messe dans l?Etat du Kentucky, malgré l'inévitable excommunication décidée par le Vatican pour l'ensemble des femmes ordonnées.

"Il y a près de 150 femmes-prêtres dans le monde. Les fidèles sont prêts pour le changement" a-t-elle assuré à l'AFP lors d'un court entretien devant la basilique Saint-Pierre, avant d'être emmenée par les officiers de la police italienne.

Les policiers, qui contestaient "son droit de porter ces vêtements liturgiques", l'ont conduite à son hôtel afin de vérifier son identité, puis l'ont laissée repartir librement.

"C'est une blague: le choix de celui qui guidera les catholiques du monde entier n'est effectué que par des hommes. Ne pas prendre en compte l'avis de la moitié de l'humanité, c'est comme donner une gifle sur la joue de Dieu", a déclaré Janice Sevre-Duszynska.

La prêtresse a appelé ses "frères prêtres" à donner de la voix pour le rôle des femmes dans l'Eglise, et s'interroge sur l'issue du conclave.

"Pour que le choix se porte sur un pape plus ouvert d'esprit, il faudrait au moins que le Saint-Esprit apparaisse ici en personne, et qu'Elle (sic) mène le grand chambardement. Nous gardons espoir", a-t-elle lancé"

 

Alors posons-nous la question : à quand une papesse à la tête du "Saint"-Siège ? Dieu n'est pas en capacité à reconnaître les chiennes de garde - pardon, les siennes - comme papalisables pas plus d'ailleurs que prêtresses au sein de l'institution romaine. Depuis plus de deux mille ans, ce sont les hommes qui dictent la parole de Dieu. La question reste donc bien insoluble. Vraiment, comment ne pas en être désolé pour toi, ô vénérable prêtresse Janice ? Même la police, cette administration machiste, se coalise contre toi...

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Published by Roland BOSDEVEIX - dans Dans le Monde
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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 09:45

 

Communiqué

 

Peuples du monde arabe en lutte pour la démocratie

 

 

Face aux événements à caractère révolutionnaire qui secouent actuellement plusieurs pays du monde arabe, les Libres Penseurs de l’Association Des Libres Penseurs de France (A.D.L.P.F., membre de l’Union Mondiale des Libres Penseurs) expriment leur entière solidarité avec les peuples luttant pour les libertés, la justice sociale, la fin de la corruption, l’amélioration des conditions de vie et pour la démocratie. Ils fustigent la complicité du pouvoir français avec les despotes de ces régimes policiers, voire dictatoriaux, véritables prédateurs des richesses de ces pays et accapareurs de tous les pouvoirs.

 

L’A.D.L.P.F. rappelle l’origine ouvertement fasciste du mouvement des Frères Musulmans et les menées réactionnaires et sanguinaires des organisations islamistes qui ont prospéré sur la misère sociale causée notamment par la corruption de pouvoirs despotiques aujourd’hui légitimement contestés ou renversés par la mobilisation des jeunes, des démocrates et de toutes les populations laborieuses de ces pays. La prétendue conversion des intégrismes à la démocratie ne doit pas faire illusion. La vigilance s’impose à tous les laïques authentiques, défenseurs des libertés, du pluralisme politique et religieux et des droits de la femme et de l’homme.

Paris, le 12 février 2011

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 17:05


Prendre l'Helvétie pour des lanternes


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Alerte au tsunami helvétique ! 57% des votants suisses ont plébiscité l'Initiative populaire fédérale populiste du parti lepéniste UDC interdisant la construction de nouveaux minarets ? Que faut-il voir d'autre dans ce résultat stupéfiant qu'une nouvelle manifestation des guerres de religion ? Il convient tout de même de préciser que le canton et la ville de Genève, qui vivent depuis longtemps sous le régime de la séparation des Eglises et de l'Etat, ont voté contre cette Initiative populaire et populiste, de même que la grande ville de Baie dont le prestige culturel mondial n'est plus à faire. De même, les autres cantons romands, Neuchâtel, le Jura et, étrangement, le très catholique canton catholique de Fribourg ne sont pas tombés dans le piège xénophobe grossier des initiateurs. En revanche, avec une incroyable unicité de vue, toute la Suisse alémanique, cantons catholiques et protestants confondus se sont ralliés à cette initiative bâtarde qui admet les mosquées mais les prive de minarets. Il convient de préciser que la Suisse alémanique comporte de nombreux petits cantons catholiques, parmi lesquels les trois cantons fondateurs de la Confédération, Uri, Schwyz (qui a donné son nom à la Suisse) et Unterwald, bientôt rejoints par les très bigots cantons de Lucerne, de Glaris et de Saint-Gall.

Une vraie scission s'est donc une fois de plus confirmée entre la Suisse romande et la Suisse alémanique, à l'unique exception du canton du Valais dont la particularité est de compter une région d'expression allemande et une autre française, toutes les deux sous le joug anachronique de l'évêché de Sion. Nous disons bien sous le joug, tant l'arrogance conquérante de l'Eglise catholique s'exprime avec insolence sur tout le territoire de ce canton alpin plus proche de la Calabre du XVe siècle que du plus féodal des départements français actuel. Avec une outrecuidance sans faille, l'Eglise catholique persévère dans son entreprise de marquage de ses territoires en apposant urbï et orbi une orgie de croix et de crucifix^ùr chaque sommet alpin, sur chaque crête en vue et quasiment sur chaque taupinière fribourgeois, valaisan, lucernois ou tessinois, affirmant ainsi sa domination sur toute une région. Au bord de certaines autoroutes le regard se heurte à de hautes croix affirmant : « Ici vous pénétrez dans un canton catholique ». Et tant pis pour l'athée, pour le protestant, pour le juif, pour le musulman. A chacun sa méthode pour marquer son territoire. Les chiens ont la leur, l'Eglise catholique a la sienne. Il fut un temps où mes amis libres penseurs et anars genevois s'amusaient à dynamiter les croix et crucifix dans la Haute-Savoie voisine. En Valais, seuls les francs-maçons du début du XXe siècle s'opposèrent ouvertement à l'arrogance cléricale.

Il fut un temps où le parti radical valaisan s'afficha ouvertement anticlérical. Puis vint la menace épiscopale ouverte- que j'ai découverte au cours d'une recherche auprès de la Bibliothèque cantonale — d'excommunication de tout citoyen électeur qui n'aurait pas voté pour le parti conservateur catholique. Cet anathème parut en première page de la Feuille d'Avis officielle du canton du Valais dans les années 1920. Imaginons : excommunication, autant dire interdiction de cimetière catholique -or, ils l'étaient tous avant que d'être communaux ! - , interdiction de mariage à l'église, interdiction de baptême pour la progéniture. Autant dire proscription absolue du citoyen et de sa descendance,. Eh bien, le croirez-vous ? Le résultat ne s'en fit pas attendre : c'est depuis lors que date le déclin du parti radical et du parti socialiste, en attendant leur lente remontée... au prix de leur reniement consistant à démontrer que l'électeur radical ou socialiste sait se montrer aussi bon catholique que l'électeur conservateur ! Ainsi triompha l'évêché de Sion. Et aujourd'hui tout député valaisan se fait photographier devant l'un des grands crucifix de la Salle du Grand-Conseil ! Et le très catholique journal cantonal, le Nouvelliste pour ne pas le nommer, ne rate pas une occasion de l'étaler en bonne place. Voilà pourquoi l'actuel Conseiller d'Etat du canton du Valais vient de déclarer que la sanction de la Cour européenne des Droits de l'homme ordonnant à l'Italie de retirer ses crucifix de ses écoles ne s'appliquera pas au canton du Valais qui, déjà, avait ignoré le jugement du Tribunal fédéral, autorité suprême helvétique, de 1990 donnant raison à un instituteur tessinois qui avait décroché le crucifix trônant dans son école. Français qui venez nombreux skier à Verbier, à Crans-sur-Sierre, à Zermatt, à Nendaz, sachez-le : vous vous plongez en pleine Calabre du XVe siècle.

Narcisse PRAZ, écrivain*

 

(*) Derniers ouvrages parus : le Dictionnaire insolent et le Dictionnaire satirique des noms propres et malpropres, Editions Slatkine (Genève), diffusés en France par Le Club du livre libertaire : leclubdulivrelibertair@orange.fr

 

---O---

Voici quelques précisions et rectifications quant à

l’administration linguistique officielle de la Confédération Helvétique

La confédération compte 23 cantons, chacun d’eux constituant un Etat. Trois des cantons sont partagés en demi-cantons autonomes. Ce sont les cantons alémaniques de

Appenzell partagé en Appenzell – Rhodes Intérieures (AI) et

Appenzell – Rhodes Extérieures (AR)

Bâle partagé en Bâle ville (BS) et

Bâle campagne (BL)

Unterwalden partagé en Nidwald (NW) et

Obwald (OW).

Lors de chaque votation, la proposition mise aux voix doit obtenir

1° la majorité des électeurs,

2° la majorité des cantons et demi-cantons.

Le résultat de la votation du 29 novembre dernier – « Approuvez-vous l’initiative populaire visant à interdire la construction de minarets ? » - est le suivant :

Vote des l’ensemble des électeurs suisses : Oui 1 534 054 (57,5%)

Non 1 135 108 (42,5%)

Vote des cantons : Oui 19,5 cantons (17 cantons et 5 demi-cantons)

Non 3,5 cantons (3 cantons et 1 demi-canton).

Langues officielles des cantons

La (ou les) langues officielle(s) d’un canton est (sont) celle(s) utilisée(s) par l’administration et l’état-civil de ce canton.

15 cantons sont alémaniques (germanophones), dont les 3 partagés en demi-cantons : Argovie (AG), Appenzell Rhodes Extérieures (AR), Appenzell Rhodes Intérieures (AI), Bâle campagne (BL), Bâle ville (BS), Berne(BE), Glaris (GL), Lucerne(LU), Nidwald (NW), Obwald (OW), Saint-Gall (SG), Shaffouse (SH) Schwyz (SZ), Soleure (SO), Thurgovie (TG), Uri (UR), Zoug (ZG) et Zurich(ZH).

NB : le canton de Berne compte 3 districts romands (francophones) qui représentent 10% de sa population.

4 cantons sont romands (francophones) : Genève (GE), Jura (JU), Neuchâtel (NE) et Vaud (VD).

1 canton est italophone : Tessin (TI).

2 cantons sont bilingues (français et allemand) : Fribourg (FR) et Valais (VS). Dans chacun de ces cantons, très cathos et très bigots, les 2/3 de la population est francophone et 1/3 germanophone.

1 canton est trilingue (romanche, allemand, italien) : Grisons (GR).

Proportion de locuteurs dans l’ensemble du pays :

Allemand 66%, Français 26%, Italien 7%, Romanche (moins de 1%).

Les 3 cantons qui ont voté non à la dernière votation sont romands : Neuchâtel (49,2% de oui), Vaud (46,9% de oui) et Genève (40,3% de oui). Le demi-canton qui a voté non est alémanique : Bâle ville (48,4% de oui).


Notez bien tout ça. La semaine prochaine, interro écrite.

Denis

double national franco-suisse,

électeur dans le canton du Jura suisse


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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 18:20


Une analyse publiée par nos amis de l'UNADFI (in Actualités, nov. 2009)


Les infiltrations de réseaux sectaires dans les institutions

 

L’article de la vice-présidente de la FECRIS, Danièle Muller-Tulli (1), rappelle qu’en août 2009, l’organisation liée à la Scientologie « Des Jeunes pour les droits de l’homme international » (YHRI) organisait avec l’ONG Village Suisse « une grande manifestation à l’occasion du 6e sommet annuel international des droits de l’homme 2009 ». Si YHRI est connue pour délivrer, au nom de la Scientologie, des messages d’éducation aux droits de l’homme ( !), l’ONG Village Suisse joue, elle, le rôle de cheval de Troie. En effet, cette ONG possède un statut consultatif à l’ONU, le statut ECOSOC qui lui permet, entre autres, d’utiliser des locaux pour organiser des manifestations. C’est ainsi que l’ONG Village Suisse a tenté d’infiltrer l’ONU mais son stratagème a été découvert. Cette tentative permet de comprendre l’une des stratégies de la Scientologie qui consiste à se targuer d’avoir la caution d’un organisme prestigieux, les Nations-Unies en l’occurrence, pour conquérir un public.

Danièle Muller-Tulli rappelle que la Scientologie se sert de réseaux d’influence, notamment au sein du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH), l’une des trois institutions de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), qui œuvre contre les « manifestations d’intolérance et les pratiques discriminatoires » et veut « protéger la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction ».

Le BIDDH tient une conférence annuelle, rendez-vous des groupes à dérives sectaires se réclamant de l’appellation religieuse et qui se plaignent de « manifestations d’intolérance et pratiques discriminatoires » à leur égard sans le moindre respect pour les « réelles victimes de gouvernements au comportement totalitaire ». C’est ainsi que chaque année, la Scientologie, l’Eglise de l’Unification (Moon), le Mouvement Raëlien, les Témoins de Jehovah, les « Hare Krishna » se retrouvent unis contre la MIVILUDES et la FECRIS, ne demandant « rien moins » que leur dissolution ! Et à l’intérieur même de l’OSCE, des réseaux d’influence permettent à des mouvements sectaires de pratiquer un lobbying intensif. Ainsi, lors de la conférence du BIDDH de septembre 2009 à Varsovie, 20% des interventions émanaient de... groupes sectaires !

Le lobbying au sein des institutions européennes ou onusiennes, conjugué avec le soutien de sociologues, d’historiens des religions ou autres universitaires a eu pour conséquence que certains pays ont reconnu des sectes « estimées dangereuses pour les individus » comme des religions.

La FECRIS fut elle-même victime des actions de ces mêmes réseaux lobbyistes et elle dut attendre trois ans au lieu d’une année pour obtenir le statut participatif au Conseil de l’Europe. Entre 2002 et 2005, des infiltrations ou des complicités internes facilitèrent une campagne contre les membres de la FECRIS.

En août dernier, la FECRIS o obtenu le statut spécial ECOSOC (Statut consultatif à l’ONU). Elle sera donc représentée à New York, Genève et Vienne et pourra défendre les victimes des groupes déviants et notamment les femmes et les enfants, des victimes souvent oubliées.

 

(1) également présidente de l’Association suisse pour la défense de la famille et de l’individu (ASDFI)

(Source : Le Courrier, Danièle-Muller-Tulli, 30.11.2009)

 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 08:43
Loi sur l'IVG :
Le roi d’Espagne
Juan-Carlos Ier menacé d’excommunication
Périco Légasse – Marianne, 5 Décembre 2009
« La loi sur l'avortement libre — jusque-là, on ne pouvait avorter qu'en cas de viol ou pour raisons médicales — est en passe d'être adoptée en Espagne. Au grand dam de la droite traditionnelle et de l'église catholique. Les représentants de cette dernière ont d'ailleurs, dans une sorte de baroud d'honneur, menacé d'excommunier tous ceux qui permettront à la loi d'entrer en vigueur. Dont le roi.
Le 25 novembre, un communiqué de la conférence épiscopale espagnole, présidée par l’archevêque de Madrid, Mgr Rouco Varela, chef de file de l’aile conservatrice de l’église catholique, annonçait que « quiconque avalisera le contenu de la nouvelle loi sur l’avortement sera déclaré hérétique et encourra une menace d’excommunication ».
Avant-hier, soucieux d’atténuer la polémique soulevée par le ton quelque peu rétrograde du communiqué, Mgr Martinez Camino, porte-parole de la Conférence, précisait que « Quiconque appuiera, votera ou promulguera la loi sur l’avortement se mettra de facto en situation de péché mortel et, à ce titre, ne pourra plus recevoir aucun sacrement tant qu’il ne se déjugera pas en public ou obtiendra le pardon de l’église ».
Or, la constitution espagnole de 1978 stipule que les lois sont promulguées par le chef de l’Etat, en l’occurrence le roi. Ainsi, lorsque Juan-Carlos Ier apposera sa signature sur l’acte de promulgation de la loi, obligation à laquelle il ne peut se soustraire qu’en abdiquant, il tombera illico sous l’édit d’excommunication énoncée par l’épiscopat espagnol.
En Espagne, malgré la séparation de l’église et de l’Etat, tous les membres du gouvernement doivent prêter serment sur les Evangiles, devant le roi, au moment de leur prise de fonction. Ce qu’ont scrupuleusement observé tous les ministres socialistes du cabinet Zapatero. La loi devant être définitivement approuvée par le Parlement dans les semaines qui viennent, l’Espagne s’avance vers un imbroglio juridico confessionnel inédit depuis l’établissement de la démocratie en 1977. »
Et bien souhaitons bienvenu à ce roi mécréant !
Ne devrions-nous pas lui suggérer de travailler à la réforme du protocole en place en abrogeant ce rituel qui consiste à jurer sur la bible, ainsi c'est l'État Espagnol qui excommunierait l'Église !!!
L'arrogeance du Vatican produisit le même effet en son temps auprès de la couronne d'Angleterre et Albion ne s'en porte pas plus mal …
Didier CROS

 

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 17:36


Après l'affaire du Portugal et d'Italie, voici que notre ami et camarade Narcisse Praz fait la "une" du journal Le Nouvelliste.
L'importance de son action n'a d'égale que la renommée de celui-ci. Le canton du Valais reste réputé par l'influence bigote qui y règne. La tâche est donc à la hauteur de Narcisse.
C'est donc avec beaucoup plaisir que nous publions cet article, malheureusement suivi - au nom de l'objectivité sans doute ? -  du témoignage d'un abbé. Vous pourrez y admirer la manipulation sémantique employée et jugerez, par vous-même, qui, de Narcisse Praz ou de l'abbé, respire la mauvaise foi...
 





Narcisse Praz veut

décrocher les crucifix

ECOLES L'écrivain libre penseur demande

au canton d'appliquer la décision

de la Cour européenne des droits de l'homme.


GILLES BERREAU

Alors que la Cour européenne des droits de l'homme vient de déclarer illégale la présence de crucifix dans les écoles publiques italiennes, l'écrivain et pamphlétaire Narcisse Praz demande au Département valaisan de l'éducation quelles mesures il entend prendre en vue de l'application de cette décision.

Narcisse Praz, qui collabore au «Libre-penseur», périodique romand laïque et indépendant, estime que «la Suisse ne saurait se soustraire à pareille sentence». Et qu'il est «un fait indéniable que les mentalités et les mœurs des habitants de ce canton ont marqué depuis une trentaine d'années une évolution spectaculaire vers une moindre dépendance face au fait religieux. L'application de la sentence de la Cour européenne des droits de l'homme ne saurait heurter l'immense majorité de la population. L'association de la Libre Pensée à laquelle j'appartiens attend avec sérénité une réponse positive.»

En charge du département concerné, le conseiller d'Etat Claude Roch déclarait récemment son opposition à la suppression des croix où elles existent. «Si une telle demande me parvient, je prendrai position contre», a-t-il déclaré au «Temps». Pour Claude Roch, «un crucifix accroché au mur d'une salle de classe n 'enfreint en rien, à mon sens, la liberté de croyance d'un élève non catholique».

 

Le TF lui donne raison

En Suisse, la justice s'est déjà prononcée sur le sujet par sa plus haute instance, suite à la requête d'un instituteur tessinois ne voulant pas de crucifix dans sa classe. En 1990, le Tribunal fédéral lui a donné raison, estimant que la présence d'un crucifix sur le mur d'une salle de classe viole le principe de neutralité confessionnelle.

Selon nos informations, cet arrêt du TF ne s'applique pas automatiquement. Impossible donc de s'y référer pour demander à Claude Roch de faire enlever tous les crucifix de nos écoles. Dans le cadre d'une éventuelle action en justice devant un tribunal, ne pourraient s'y référer que des personnes directement concernées. Par exemple un instituteur ou des parents d'élèves.

Notre sondage

Pour l'instant, les crucifix figurent toujours en bonne place dans nombre de nos écoles. En Valais, le sujet ne pose pas de problème. Lors de la réforme scolaire E2000, le Parti socialiste avait plaidé pour la suppression des signes religieux ostentatoires, mais aujourd'hui, il dit ne pas vouloir en faire un cheval de bataille. Mieux: les Jeunes socialistes du Valais romand se sont désolidarisés récemment de leur comité national qui venait de réclamer la suppression des crucifix à l'école au nom de la stricte séparation Eglise-Etat.

Sur le site du «Nouvelliste», 68,8% des 545 internautes s'étant prononcés hier en milieu d'après-midi ont répondu non à la question de notre sondage: «Faut-il interdire les crucifix dans les écoles publiques valaisannes?»

 

TÉMOIGNAGE D'UN ABBÉ

«La présence d'un crucifix n'est jamais discriminatoire»

La décision de la Cour européenne des droits de l'homme concernant l'interdiction des crucifix dans les écoles en Italie a suscité ce témoignage de l'abbé Pierre-Yves Maillard, directeur du séminaire valaisan à Givisiez: «Quand j'étais aumônier des collèges de Sion, un recteur m'avait confié que la présence des crucifix dans les salles de classe lui permettait de se montrer plus ouvert envers les autres minorités religieuses. Son argumentation était excellente: une certaine conception de la laïcité, qui voudrait exclure toute représentation religieuse du domaine public pour confiner cette dimension à la seule sphère privée, conduit inévitablement à l'intolérance et à l'extrémisme. La reconnaissance de notre identité chrétienne, au contraire, permet précisément la rencontre avec l'autre et la prise en compte de sa croyance.» Et l'abbé Maillard d'ajouter : «En outre, la présence d'un crucifix n'est jamais discriminatoire. En rappelant l'amour universel du Christ, elle rend possible l'accueil et le respect de toute identité, fondement nécessaire à l'idée de l'état laïc. Le recteur avait raison: quand on croit être laïc par ignorance, on ne sait pas qu'on devient intolérant par laïcisme.» vp


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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 11:34


A propos d'identité,

un drôle de méli-mélo qui en arrange bien certains...

 

Dans cette France, fille aînée de l'Eglise, alors que n'existe plus - ou presque – de croix dans nos établissements publics, il reste encore fort à faire chez nos proches voisins. Dans la presse, nous avons relevé deux exemples, particulièrement éloquents, qui se déroulent en Italie et au Portugal. On cherche à y mélanger allègrement : histoire, identité et culture religieuse. C'est encore du pain béni pour les "calotins". Mais - ouf ! - plus pour très longtemps.

R. B.

 

Portugal

"L'école primaire Vale de Estrela, à Guarda (dans le nord-est du pays) arbore encore un crucifix dans la salle de classe. C'est une école à l'ancienne, avec un seul instituteur, quinze élèves et un crucifix sur le mur rappelant d'autres temps. Il semble être là parce qu'on l'y a oublié plus que par conviction religieuse. "S'il faut le faire, le crucifix sera retiré", garantit Adalberto Carvalho, le directeur de l'établissement. "Dans les écoles en milieu rural, il est naturel que ce type de situation perdure", admet-il.

L'Association république et laïcité (ARL) est certaine que le crucifix reste une réalité dans plusieurs écoles du pays. Profitant du coup de pouce de la Cour européenne des droits de l'homme, qui a condamné le 3 novembre la présence de crucifix dans les salles de classe des écoles publiques en Italie pour leur caractère attentatoire à la liberté religieuse des élèves, l'ARL vient d'adresser une lettre à la nouvelle ministre de l'Education afin qu'elle ordonne le retrait des symboles religieux de toutes les écoles du pays.

En 2005, à l'initiative de cette même association, le ministère avait ordonné le retrait des crucifix, mais uniquement en cas de plainte des parents (depuis la "révolution des oeillets", en 1974, ils n'étaient plus obligatoires). C'est ce qui s'est produit à l'école du Viso, dans la ville de Figueira da Foz (au sud de Porto). "Il y a trois ans, on nous a demandé de retirer les crucifix", raconte l'un des enseignants. A l'école Sào Joào do Souto, à Braga (nord du pays), ils sont réapparus après avoir été enlevés, mais pour figurer dans le musée de l'école. "Nous n'en avons plus dans les salles", assure une employée.

En dehors de Guarda, le crucifix continue par exemple à trôner dans la salle de classe de l'école primaire de Carvalhal Formoso, à Belmonte (ville située au sud de Guarda). "C'est normal qu'il y soit et il est possible que d'autres écoles l'aient conservé", reconnaît David Canelo, directeur des écoles de la ville. Parce que "l'école est laïque [sic]" et qu'il n'y a pas eu de plaintes de la part des parents. Canelo précise toutefois que, en raison de la sentence de la Cour européenne, il fera retirer les crucifix des écoles. Mais le problème des crucifix n'est pas le pire, selon Ricardo Alves, l'un des res­ponsables de l'ARL. "Il y a des cas de messes célébrées dans des écoles publiques, et certains évêques y vont pour proposer aux enfants de devenir prêtres", dénonce-t-il. Pour preuve, il possède une copie d'une information affichée en décembre 2007 au lycée da Sé à Guarda rendant compte de la tenue d'une messe dans l'établissement et d'un second document invitant les professeurs à déjeuner avec l'évêque. "L'absence aux cours (pour suivre la messe) était recommandée", souligne Ricardo Alves. Pour le porte-parole de la Conférence épiscopale portugaise, Manuel Morujào, ce genre de visites doivent être interprétées comme "un geste de cordialité, de bon voisinage ; il ne s'agit pas nécessairement de prosélytisme". Il estime que le crucifix est un symbole religieux mais aussi culturel. "Cela représente deux millénaires d'histoire ; le retirer de façon coercitive apparaît comme une preuve de fondamentalisme antireligieux", estime-t-il.

"Bientôt, ils vont vouloir aussi supprimer le signe + en mathématiques parce que c'est une croix et que cela pourrait offenser ceux qui n'ont aucune croix dans leur religion", ironise-t-il. Affirmant que la croix fait partie du patrimoine culturel de l'humanité, le porte-parole de la Conférence épiscopale rappelle que la décision de la Cour est sus­ceptible d'appel (le gouvernement italien a annoncé un recours contre le verdict). "Il est important que l'on aille vers une société ouverte aux différences, ce qui ne s'obtient pas en transformant les sociétés en une espèce de terne fast-food."

in Publico, Lisbonne.

 

Italie

"La bataille pour (l'indéfendable) maintien du crucifix dans les salles de classe risque d'infliger une blessure mortelle à la liberté religieuse en Italie. L'argument avancé est que le crucifix doit être maintenu non pas comme symbole religieux mais comme emblème de l'identité culturelle italienne, de "notre" religion. Du coup, le crucifix est devenu le mot d'ordre du néo-intégrisme catholique. Italianité et catholicisme sont une seule et même chose, le crucifix et la religion catholique dans son ensemble doivent être défendus parce qu'ils sont les symboles de l'unité nationale, autant - voire plus - que le drapeau. En poussant ce raisonnement plus loin, on pourrait bientôt exiger que les enfants soient baptisés, fassent leur première communion, se marient à l'église et soient enterrés selon le rite catholique parce que ces éléments sont inséparables de l'identité italienne. Toutes choses, d'ailleurs, que la majorité des Italiens approuve et auxquelles ils se conforment, y compris ceux qui ne sont pas catholiques pratiquants. Aux Etats-Unis, où je vis, la plupart de mes amis italiens se préoccupent bien peu d'enseigner à leurs enfants leur langue maternelle, mais tous les envoient au catéchisme "parce que nous sommes italiens". Or la survivance des crucifix dans les lieux publics est, au sens propre, un anachronisme - il a survécu aux changements qui ont jalonné le XXe siècle, à la Constitution et au Concile de Vatican II -, un résidu dépourvu de toute légitimité juridique, politique, religieuse, préservée par la force de l'habitude, inimaginable dans toute autre démocratie européenne. Cela étant, la tentative d'imposer le catholicisme comme "notre religion" mérite bel et bien une guerre. Pour commencer, cette affirmation est, du point de vue historique, absolument fausse. Notre culture italienne résulte, depuis toujours, de la rencontre de diverses religions : de l'héritage encore vivant des cultes païens à la présence séculaire du judaïsme (enraciné dans notre territoire avant même le christianisme), sans oublier la contribution de l'orthodoxie et du protestantisme, ou l'apport de l'islam, dont la présence dans notre pays n'est pas un phénomène récent.

Ensuite, sur le lien entre italianité et catholicisme, le révisionnisme qui sévit aujourd'hui a imposé un renversement complet de la vérité historique, comme si l'unité italienne n'avait pas été faite au XIXe siècle par les libéraux, par les juifs et par les protestants italiens (avec l'appui de quelques catholiques dissidents, comme Manzoni), en dépit de - et contre - la volonté des hiérarchies catholiques. Et voici qu'aujourd'hui on voudrait imposer une lecture de l'Histoire diamétralement opposée, en condamnant les non-catholiques italiens à un rôle de citoyens de série B, en leur refusant même une identité italienne commune. Il est désolant que la majorité des Italiens semble approuver cette ligne. C'est d'ailleurs l'élément le plus préoccupant. Une démocratie qui, au nom de la volonté majoritaire, ne respecte pas les droits des minorités est une démocratie malade. Les droits fondamentaux de l'être humain - tels que la liberté religieuse et l'égalité de tous les citoyens - ne sont pas des droits négociables. Doit-on dire que les lois raciales de 1938 en Italie furent légitimes parce qu'elles furent, au fond, approuvées par la majorité des citoyens, ou même que l'Holocauste fut lui aussi légitime parce que la majorité des citoyens allemands de l'époque y consentirent ?"

Gabriele Boccaccini*

in Imille.org. Rome

 

* Italien, né en 1958, Gabriele Boccaccini est historien et théologien. Il est actuellement professeur à l'université du Michigan, spécialiste du judaïsme du Second Temple et de littérature rabbinique ancienne.

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Published by Roland Bosdeveix - dans Dans le Monde
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